jeudi 4 février 2010

Carte postale - Chapitre 1

Aujourd'hui dans ma photothèque j'ai dépoussiéré quelques photos de portes et fenêtres très typiques selon le pays et/ou la région... que j'aime beaucoup !!

@ Fès

@ Rome

@ Mont Saint Michel

@ Saint-gilles croix de vie

@ Nothing Hill

@ Londres

@ Rome, place de la république

@ Rome

@ Coliseum

@ Marrakech, Semmarine, Riad

mardi 2 février 2010

Nouveaux bureaux, acte 2 : Take away

A super nouveaux locaux au boulot, super cantine.
La cantine donc est divisée en plusieurs stands avec des noms très recherchés. Il y a :
  • le stand carnivore pour australopithèques : grillades
  • le stand de plats mijotés ak'd'la'bonne'sôôôôce du pays (terroir)
  • le stand on fait des mélanges bizarres et on vous fout ça dans un wok : ça passe !
  • le stand on s'fout de vot'régime avec les tonnes d'huile qui graissent nos marmites, mais on vous affiche un moins de 800 calories garantis !!
  • et le stand malbouffe rapide : le take away

Ce midi je n'ai pas le temps de traîner dans la cantine, je vais au stand take away... chouette un hamburger fait maison à emporter (miam miam)

Devant le stand,
La serveuse : Vous ne prenez pas de plateau ?
Moi : euh non pourquoi ?
La serveuse : pour mettre le plat et les couverts
Moi : non non, je prends à emporter
La serveuse : ah mais on ne fait pas à emporter ici madame !!
Moi : pourtant, c'est le stand take away !!!!
La serveuse : et alors ???
Moi : bah... à emporter !!!!
La serveuse : gros blanc !!! yeux ronds !!!
Moi : ... euh.... alors... comment vous dire...

Je me penche vers elle, la main cachant ma bouche aux autres, pour lui chuchoter rien qu'à elle : vous savez, take away, ça veut dire "à emporter" en anglais!

C'est là où j'ai perdu la serveuse !!!!

^_^ mon collègue que j'avais traînée avec moi, mort de rire, a accepté de piquer quelques frites pendant que je mangeais mon humburger, à table, devant ce faux stand et sa publicité mensongère !!!!

lundi 1 février 2010

Parce qu'il faut que ça sorte !!

J'ai commencé par écrire ce petit billet après un week-end un peu bizarre, puis me trouvant un peu dure, je l'avais supprimé... mais en fait, non... il faut que ça sorte !!!!
Message personnel à tous les faux amis qui auraient l'idée de se rappeler à mon bon souvenir après 5 ans de snobage intensif, sans avoir donné de nouvelles... tous ceux qui ne m'ont même pas acceptée sur Facebook mais qui m'envoient des mails surprise me demandant pourquoi je les ai oubliés... tous ceux qui n'en ont rien à foutre quand je leur donne de mes nouvelles... tous ceux qui pensent me prendre pour une poire en faisant du chantage affectif...en souvenir du bon vieux temps. Voici ma réponse :

"Canapé et couverture déchiquetés par chat sauvage... mari tyrannique pas sociable, hébergement possible uniquement sur balcon, par temps de neige et -5° garantis... carton fourni.

Mais vous êtes les bienvenus of course !!!"
^_^

jeudi 28 janvier 2010

Non je ne râlerai pas sur la SNCF...

Longue longue longue journée
1er #fail : livre de chevet oublié sur table de chevet... normal, je me lève avec les coqs... et pas le temps pour ingurgiter ma dose de caféine avant le départ... tournage de pouces dans TGV garanti

2ème #fail : arrivée à Gare PartDieu, je me rends compte que... euh... j'ai pas l'adresse du client... arggggg... il avait dit que c'était facile, à 2 minutes de la gare, tour suisse...
sauf que la seule tour que je vois a un grand panneau sur la tête où y a écrit Swiss Life... et il m'a fallu 30 minutes sous -5 de froid pour comprendre que la tour swisse ÉTAIT la tour avec le panneau de pub swiss life... non je ne suis pas une banane !!

Enfin bref, le soir donc, je reprends le chemin de la gare pour rentrer dans mon bercail parisien par le TGV de 20h... sauf que !! Les 2h de TGV se sont transformées en 4h30... avec exactement 3 annonces officielles pour calmer la panique générale et aucune explication, mais ça on en a l'habitude...

Les 3/4 du temps donc sous des tunnels ou au milieu des champs... et forcément, sans connexion internet. Nan mais c'est un drame le "pas de connexion internet"... je ne peux ni espionner mes amis sur facebook, ni publier des gossip sur twitter... ni regarder les clips de bonnasses sur youtube !!!!

Heureusement que la dernière heure, coincés tellement à coté de Gare de Lyon qu'on pouvait la voir par la fenêtre... la 3G est revenue... ma vie est sauvée... je peux enfin arrêter de jouer à BaDaBoo et regarder la TV sur mon pomme-phone

^_^ a suivi tous les épisodes du soir de NewYork Police Distric Justice Unité Spéciale... où Piti Goran sur piti écran déchire comme d'hab :)

^_^ ah oui, suis quand même rentrée chez moi cette nuit... à 1h30 du mat... par le dernier noble destrier du RER B

dimanche 24 janvier 2010

Week-end express à Casablanca

Week-end express à Casablanca et Mohammedia où j'ai pu revoir rapidos mais vraiment rapidos, ma mounie, mon papounet et mon adorable petit frère poilu de la barbe :)

Court, intense, mais très court... et très intense aussi, un peu court c'est vrai... mais intense quand même... oui et très court...

J'ai pu voir la Dekka Merrakchiya au zanniv d'une copine : si vous ne connaissez pas, je vous conseille de vous précipiter sur Youtube pour en regarder quelques extraits...

C'est très typique, débarquant tout droit du folkore de Marrackech, en général, la troupe est constituée d'une demi douzaine de musiciens, habillés en djellabas courtes et très colorées, chaussettes hautes, babouches aux pieds, coiffés de bonnets bizaroïdes typiques, quelques instruments de musique baroques... leur prose est sans égale quand on comprend le Marocain, très comique, c'est très festif et j'ai hâte de trouver une excuse pour les inviter mettre l'ambiance chez moi... (en région parisienne soit, mais tant pis)

C'est trop la musique que j'adooooooooooooore :)

Photos :

petit tour en avion :)

Déjeuner grillades et thé à la menthe :)

Dakka Marrakchia (je sais pas dire le nom de l'instrument en français :p)

Derbouka

Les Ciseaux

Dakka Marrakchia (je sais pas dire le nom de l'instrument en français :p)



P'tit déj du Dimanche en bord d'océan atlantique à Mohammedia (20 km de Casablanca)


(Océan un peu déchainé c'est vrai)

j'vous ai ramené un peu d'air marin :)

vendredi 22 janvier 2010

Jeux d'écriture : Le QG de mon enfance

J’ai découvert très récemment sur le blog à 1000 mains un joli p'tit jeu d’écriture où il faut laisser libre court à son imagination à partir d’une photo. Je tente l'aventure :)

Voici mon essai : Le QG de mon enfance

Je ne manque jamais de faire un tour de quartier à chacun de mes retour à Casablanca, la ville de mon enfance... Ce matin n'allait pas être différent... je me suis levée très tôt, les yeux grands ouverts et pourtant, il est à peine 6h30 du matin. J'aurais dû traîner encore dans mon lit... hier, l'avion, le trajet jusqu'à chez les parents... les retrouvailles... avaient bien entamé ma nuit.

Le soleil n'est pas tout à fait levé... tout est calme... à peine le bruit des chats qui se disputent encore un reste de fruit dans la poubelle du café... il faudra patienter 45 minutes encore avant que la rue commence à s'animer.

Nous ne sommes qu'en Octobre, il fait un peu frais pour la saison ici... mais la météo promet des journées plus ensoleillées et plus une seule averse pour les 3 jours à venir

Baskets aux pieds et mains dans les poches, je m'en vais doucement marcher dans les rues de mon enfances, encore mouillées de l'averse de cette nuit. La pluie ici est une vraie bénédiction. Elle est toujours bien accueillie, personne n'aurait l'idée de s'en plaindre, ce serait offenser tous ceux qui connaissent de près ou de loin, les agriculteurs de la région.

Il y a l'épicerie au coin de la rue, pas encore ouverte, mais les bottes de menthe sont déjà livrées au pied du rideau baissé... je remonte la rue perpendiculaire à ma droite et retrouve un peu plus loin la mini galerie des artisans couturiers, toutes lumières éteintes... et encore au coin, les caisses en bois du maraîcher, des restes de salade coincés entre les lattes de l'une des caisse du dessus.

Je suis venue chez lui des centaines de fois chercher les tomates les plus fraîches, marchander le prix des carottes aux prix extravagant de 16 centimes de Dirham le kilo, le maraîcher qui me connaissais avec ma tignasse de jackson five, mes tongs fluo au pieds, envoyée par maman avec les recommandations habituelles... toujours demander les meilleurs légumes... même s'il rouspète, ce qu'il ne manque jamais de faire d'ailleurs et qui est devenu un jeu au bout du compte...

Un peu plus loin en remontant la rue à ma gauche, il y a la supérette trop chère à l'époque pour le budget de maman... qui nous y envoyait juste les jours fériés acheter le pain qui a eu 100 fois le temps de sécher et de perdre son goût pour 50 centimes de trop

Je passe ensuite par le square du quartier... un mini parc vert avec un terrain de tennis, un café, un carré de piste pour les joueurs de pétanque... et les nombreux bancs en fer forgé sous les platanes.
Je souris en pensant que toute petite, je n'avais pas le droit de venir ici, j'ai commencé à braver l'interdit au collègue, quand je venais y traîner avec mes copines de l'époque... et ensuite avec mon amoureux de lycée...

Mon petit tour m'emmène un peu plus haut dans le quartier, vers la rue du four. Ce vieux four à bois qui fait le coin, avec sa petite porte toute sombre et le tas de bûches de bois qui attendent moitié dehors moitié dans la fausse pièce garage. Toutes les ménagères viennent encore y cuire leur pain, porté sur la tête ou à bout de bras dans des grandes lattes en fer ou en bois. Bientôt l'odeur du pain chaud emplira la petite place et on pourra voir ces ménagères s'impatienter dans la file d'attente pour tout le retard qu'elles accumulent à attendre que leur pain cuise.

J'aime bien le chemin du retour vers chez mes parents, par la grande rue qui descend... on peut voir tout au bout les palmiers de ma rue, et ceux de la grande place de la gare.
Je dépasse le petit club de karaté où j'allais petite, j'ai eu ma photo sur sa devanture pendant des années... le pied suspendu en l'air, en position d'attaque... qu'est ce que j'ai pu frimer devant mes copines avec cette photo... et un peu plus loin, je dépasse le stand du boucher, qui à ses débuts était le meilleur, mais qui s'est fâché avec toute la famille parce qu'il avait pris la grosse tête... je me rends compte que je disais la même chose, sans trop me poser de questions, en répétant le jugement sans appel de maman.

De retour dans ma rue, c'est déjà l'heure : le boulanger a levé son rideau, et à son habitude a traîné son vieux tablier blanc jusqu'au café du coin. Assis sur une chaise, le café posé sur le rebord de la haie, il est déjà en grande discussion avec le serveur... qui tient son vieux balai dans la main, s'acharnant comme tous les matins, à enlever les quelques feuilles mortes échappées à sa vigilance de la veille. Cette haie qui sert aussi à délimiter la terrasse du café a toujours été son ennemi...

Mais si lui se plaignait de tout le temps qu'il perdait à en enlever les mégots clandestins et les emballages de sucres abandonnés par les clients ; les vieux du quartier eux aimaient prendre place tout au bout de la terrasse, juste au bord de la haie, y traîner des heures et suivre les allées et venues de tous les habitants, en spéculant sur les nouveaux ragots qu'ils ne manquaient pas de lancer, qui naissaient autour de leur tasse de café...

Il n'a pas eu le temps de beaucoup s'activer, occupé qu'il est entre ses feuilles mortes et le bavardage du boulanger, il n'a eu le temps de ne sortir que deux tables... les autres sont encore empilées l'une sur l'autre, à l'intérieur... je les aperçois derrière la baie vitrée du café...

Du plus loin que je me souvienne, ce sont toujours les mêmes tables rondes, avec le rebord en métal réfléchissant, trop petites pour y poser autre chose qu'une tasse de café ou un plateau individuel de thé à la menthe... les chaises elles ont l'air très récentes, en squelette métallisé et à l'assise en plastique tressé... ils ont dû enfin se débarrasser de leurs vielles chaises de jardin, tout en plastique, qu'ils avaient l'habitude d'empiler les unes sur les autres à l'heure de la fermeture, je me souviens que cela faisait des piles très instables penchant dangereusement vers la rue... elles n'avaient pas gardé longtemps leur blanc de départ... je me souviens surtout d'un vieux gris avec des tâches un peu plus claires là où le plastique s'écaillait.
et qu'est ce qu'il pouvait faire comme bruit le serveur, en les empilant... ça faisait râler tous les voisins.

Je sens l'odeur des pains au chocolat en revenant vers chez moi... le soleil n'est pas encore au RDV, il y a un reste de nuages qui colle au ciel... je respire longtemps dans la rue encore très calme, mais plus pour longtemps. Les camions de livraison vont bientôt faire vibrer les fenêtres de ses vieux immeubles, et le vendeur d'eau de javel au litre viendra hurler traînant son âne et sa charrette derrière lui... réveillant tous ceux qui pensaient faire une grasse matinée.

Je me promets de refaire un tour avant de repartir... pour m'imprégner une dernière fois des couleurs de mon quartier... avant de repartir vers le monde souterrain des métros parisiens.

^_^

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